Le coefficient retenu ne peut excéder 0,208.
- Pour les salaires versés entre le 1er juillet 2004 et le 30 juin 2005 :
Le coefficient retenu ne peut excéder 0,234.
Pour ces 2 catégories d’entreprises, la formule définitive est, à compter du 1er juillet 2005 (date à laquelle les 5 GMR auront cessé d’exister, à la suite des mesures de convergence prises, qui les auront toutes rendues égales au SMIC) :
Le coefficient retenu ne peut excéder 0,260. L'application de ces formules est assez simple pour la grande majorité des salariés (ceux dont l'horaire est mensuel, et dont le mois de travail est complet). Des particularités sont à signaler pour les salariés sous convention de forfait en heures ou en jours sur l'année (pro-ratisation des heures par rapport à 45,7 semaines dans le premier cas, et par rapport à 217 jours dans le second cas). Le système de calcul est plus complexe pour les autres salariés dont la rémunération n'est pas déterminée selon un nombre d'heures de travail.
2 - les 35 heures
La
loi sur les 35 heures s'applique aux entreprises de plus de 20 salariés
depuis le 1er janvier 2000. Pour les entreprises ne dépassant pas 20 salariés, elle ne s'applique que depuis le 1er janvier 2002. ·
Le passage aux 35 heures résulte : -
-
soit de
l'application d'une convention collective ou d'un accord collectif -
-
soit,
dans les entreprises de moins de 11 salariés, en cas d'échec de la
procédure de mandatement, de l'approbation par la majorité des salariés
d'un document établi par l'employeur et de sa validation par une
commission paritaire. · Le passage aux 35 heures n'a pas pu se traduire par une diminution des salaires, sauf accord des salariés. L'organisation des 35
heures
Vous
pouvez organiser les 35 heures dans le cadre classique,
en prévoyant 35 heures par semaine.
Vous pouvez aussi opter pour un aménagement du temps de travail. Ces possibilités sont particulièrement utiles si vous employez plusieurs salariés sur le même poste de travail, ou si votre activité est irrégulière et que vous pouvez faire varier la durée d'activité de vos salariés selon les périodes de l'année. La loi distingue 2 types d'aménagement : ·
-
La réduction du temps de travail
avec attribution de jours de repos, dans le cadre du mois ou de l'année. ·
-
La réduction du temps de travail par le biais d'un accord
collectif de modulation du temps de travail. Ces 2 types d'aménagement présentent en outre les avantages suivants : -
les heures effectuées entre 35 heures et le plafond prévu dans l'aménagement
du temps de travail ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires
(bien-sûr, la moyenne de 35 heures par semaine ne peut pas être dépassée) Les
temps de travail et de repos
Durée maximale du travail :
Temps minimum de repos :
Les heures supplémentaires,
le repos compensateur de remplacement, le contingent d'heures supplémentaires,
le repos compensateur obligatoire
Tout d'abord, il ne faut pas confondre le repos compensateur de remplacement et le repos compensateur obligatoire (appelé également repos compensateur légal).Le repos compensateur de remplacement est un repos qui se substitue au paiement de la majoration due pour les heures supplémentaires, ou qui se substitue au paiement de la totalité de l'heure supplémentaire. Le repos compensateur obligatoire est un repos dû dans 2 cas : -
dans les entreprises de plus de 20 salariés, pour les heures effectuées
au-delà de 42 heures par semaine, ou au-delà
de la limite de la modulation en cas d'accord de modulation, au taux
de 50 % (y compris pour les travaux
urgents) ; pour les heures accomplies au-delà du contingent, au
taux de 100 % (ces 2 taux ne se cumulant pas !) Le contingent d'heures supplémentairesCe contingent légal est de 220 heures par salarié et par an ou de 130 heures en cas de forte modulation (lorsque la modulation sort des limites de 31 et 39 heures par semaine ou excède un volume de 70 heures par salarié et par an). Depuis la loi du 17 janvier 2003, le contingent conventionnel se substitue au contingent légal dans la plupart des cas où le droit du travail y fait référence (par exemple pour la détermination des droits au repos compensateur). Certaines heures supplémentaires n'entrent pas dans le contingent : - les
heures pour travaux urgents Les heures supplémentaires sont décomptées par semaine, au-delà de 35 heures par semaine, ou au-delà de la limite résultant de l'aménagement du temps de travail (en cas d'horaires variables sur le mois ou sur l'année). Les 8 premières heures supplémentaires donnent
lieu à une majoration de salaire. Le
droit au repos compensateur obligatoire ou de remplacement est
ouvert dès que le salarié dispose de 7 heures de repos à prendre. Ces
heures sont prises à la convenance du salarié, en dehors de la période
du 1er juillet au 31 août, par demi-journée ou par journée
entière. Elles doivent être prises dans un délai de 2 mois suivant
l'ouverture du droit. Un accord collectif peut prévoir un délai différent
qui ne peut excéder 6 mois.
Les
cadres
La loi sur les 35 heures distingue 3 catégories de cadres : · Les cadres dirigeants : ce sont les cadres qui exercent conjointement avec le chef d'entreprise, le PDG ou le Gérant la direction de l'entreprise. Ils ne sont pas soumis aux dispositions concernant la durée du travail ni à celles relatives aux temps de repos (hormis les congés payés). Ils ne sont donc pas soumis au régime des 35 heures. · Les cadres intégrés à un horaire collectif sont ceux dont l'horaire de travail est, du fait de la nature de leurs fonctions, proche de l'horaire des autres salariés de leur service ou de leur équipe. Tel est le cas de la majeure partie des responsables de service, de chantier ou même d'agence. Ils sont soumis au régime des 35 heures. Un forfait incluant les heures supplémentaires avec majorations et bonifications peut être négocié avec eux. ·
Les autres cadres
incluent notamment les cadres commerciaux, certains ingénieurs
travaillant sur des projets extrêmement lourds et devant respecter des
délais serrés. o
Un forfait en heures hebdomadaire ou mensuel ; ce
forfait peut résulter d'un accord collectif ou du contrat de travail ; les heures effectuées au-delà d'un
contingent qui leur est spécifique ouvrent droit au repos compensateur
dans les conditions de droit commun (arrêt du Conseil d'Etat du 28 mars 2001). o
Un forfait annuel en heures ; ce forfait nécessite une convention ou un accord
collectif ; il ne doit pas se traduire
par une rémunération inférieure à celle qui serait calculée en
l'absence de forfait;
il exclut les cadres du contingent annuel d'heures supplémentaires, et il les exclut par conséquent du bénéfice du repos compensateur pour les
heures effectuées au-delà du contingent ; cependant le repos compensateur reste
dû sur les heures effectuées au-delà de 42 heures par semaine. o
Le forfait en jours est réservé aux cadres dont la durée du temps de travail ne
peut être prédéterminée ; ce
forfait nécessite une convention ou un accord collectif ; il ne peut prévoir
plus de 218 jours de travail (journée
de solidarité incluse) ; il n'ouvre pas droit à l'allègement
de cotisations patronales ; les cadres qui bénéficient de ce
forfait sont exclus du droit au repos compensateur.
La garantie
de rémunération des salariés percevant le SMIC
Les salariés rémunérés au SMIC bénéficient d'une garantie légale de maintien du salaire lors du passage aux 35 heures (pour les autres salariés, aucune réduction de leur rémunération ne peut être pratiquée sans leur accord). Cette garantie prend la forme d'un complément différentiel, qui sera revalorisé chaque année au 1er juillet, pendant 5 ans. Mais la revalorisation légale ne concernera que le complément différentiel, ce qui devrait conduire à ce qu'en 2008 le SMIC pour 35 heures rattrape l'ancien SMIC pour 39 heures (les salariés qui étaient à 39 heures ne bénéficieront pas en matière légale de l'augmentation du SMIC horaire, contrairement à ceux embauchés postérieurement au passage aux 35 heures). Ce complément différentiel n'est pas intégré dans l'assiette des heures supplémentaires. Mais s'il n'est pas intégré dans l'assiette de certaines primes, le salarié qui s'estime lésé pourra être tenté de contester sa rémunération. Des modalités particulières existent pour les salariés à temps partiel. Obligations
administratives
Il existe de nombreuses autres obligations administratives : · Lors de la conclusion et préalablement à la conclusion des accords d'entreprise · En cas d'aménagement du temps de travail, le programme indicatif de la modulation doit être affiché ; les salariés doivent être prévenus au moins 7 jours à l'avance en cas de modification de l'horaire collectif ou de leur horaire individualisé. · Le suivi des droits à repos compensateur et le suivi de la prise du repos. · Le décompte de la durée du travail des salariés rémunérés selon un forfait en heures ou en jours. Temps choisi (Loi
2005-296 du 31/03/2005)
Particularités
de ces heures : Des dispositions spécifiques sont prévues pour les salariés au forfait annuel en heures et pour les cadres au forfait annuel en jours. Le compte épargne-temps
Le
compte épargne-temps présente l'avantage pour l'employeur de différer
la prise d'une partie des repos et congés dus aux salariés. Pour
les salariés, il leur permet de cumuler des droits à congés sur
plusieurs années. Il
a été instauré par une loi de juillet 1994, et peut être mis en
place dans l'entreprise par un accord collectif. La loi 2005-296 du 31/03/2005 a apporté des assouplissements au compte épargne-temps (en particulier une alimentation et une utilisation plus souples). Sous certaines conditions et dans certaines limites, les droits à congés inscrits au compte épargne-temps peuvent être convertis en complément de rémunération, ou être utilisés pour majorer les indemnités de retraite. F
Conseil de Fidulane : la
création d'un compte épargne-temps doit être envisagée pour vous
aider à mieux gérer l'organisation du travail dans votre entreprise. La loi 2005-296 du 31/03/2005 prévoit également :- une possibilité, pour les entreprises ne dépassant pas 20 salariés (1), et ce jusqu'au 31/12/2008, de racheter des jours de repos aux salariés sous certaines conditions (jusqu'à 10 jours de repos résultant de la réduction du temps de travail).
(1) 20 salariés au plus : au 31/03/2005
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